Pierre Sommermeyer, Anarchistes et juifs (rediffusion)
Rediffusion de la rediffusion du 3 novembre 2025
Rediffusion de la rediffusion du 3 novembre 2025
En septembre 1945, la cinéaste Yannick Bellon débarque sur l’île de Béniguet à la pointe du Finistère. Sans électricité, Béniguet est seulement habitée par un couple de goémoniers et ses employés qui dorment dans le grenier infesté de puces. Pendant plusieurs séjours étalés sur deux ans, elle partage la vie de ces damnés de la mer aux corps fatigués, se tuant au labeur pour récolter le goémon, le faire sécher, le brûler pour l’envoyer ensuite sur le continent dans une usine de soude.
Émission du 13 février 2017
D’incroyables monstres ont été figurés sur les blancs de la carte. Entre sirènes, griffons, dragons et autres monstres inconnus, le monde a peuplé ses vides. On pourrait s’étonner que des gens sérieux, usant d’une méthodologie scientifique, aient pu s’intéresser à ces légendes au point parfois de monter des expéditions à la recherche de ces choses‐là ; mais on pourrait tout autant s’étonner que d’autres, au contraire, en aient rejeté la possibilité sans leur accorder la moindre attention. Si la familiarité des traits animaux permet souvent d’imaginer leur existence, il est cependant des caractéristiques si étranges qu’on peut facilement douter de leur réalité. Que dire ainsi de l’énigmatique ornithorynque ? Alors, comment faire la part des choses entre monstres imaginaires et espèces inconnues ? Nous allons voir que, comme dans une enquête policière, il convient cependant de ne pas accorder tout crédit à un simple témoignage. Même répété ou décliné en diverses nuances, le témoignage humain reste la chose la plus fragile qui soit. Mais il y a parfois des éléments matériels qui suggèrent une autre présence, un espèce nouvelle ; alors, pourquoi ne pas examiner d’un peu plus près et avec des yeux de scientifique ces espèces cachées, qui, parfois, ne laissent d’elles que de très minces indices ? Vous l’aurez compris, auditrices et auditeurs passionnés : nous allons côtoyer cette discipline qu’on nomme la cryptozoologie, qui est si avide d’abominables traces et de monstres inconnus et, entre imaginaire et réalités, nous allons voir ce que démarche scientifique implique.
L’émission sera consacrée principalement à La Palestine avec l’enfer que les États‐Unis et Israël créent là‐bas au quotidien. Notre invité sera Khaled Beydoun, professeur de droit libanais réfugié aux États‐Unis. Il est reconnu comme l’un des plus grands spécialistes de l’islamophobie au niveau mondial et est l’auteur d’ouvrages de référence sur l’islamophobie et du récent Témoins du Génocide à Gaza.
La première partie sera consacrée à la destruction quotidienne à Gaza, en Cisjordanie et au Liban sud, d’où notre invité est originaire. Nous étudierons la violence perpétrée par les colons de Cisjordanie sous l’œil complaisant de l’armée israélienne. Nous verrons au niveau politique, le gouvernement israélien discuter de l’évacuation totale de Gaza, telle que proposée par l’administration Trump et le démantèlement progressif de la Cisjordanie avec le projet E1, Netanyahou confirmant que la création d’un État palestinien n’est pas une option.
Nous étudierons comment le fascisme américain se développe avec les massives expulsions d’immigrés, 50 000 en un seul mois, dans des pays avec lesquels très souvent ils n’ont aucun lien, et la séparation forcée avec leurs enfants. Trump a d’ailleurs eu l’idée géniale de faire payer une amende journalière aux immigrants illégaux qui resteraient aux États‐Unis ! Il a aussi trouvé le moyen d’acheter la prochaine élection en promettant de donner à chaque Américain 5000 dollars en cas de victoire, ce qu’il n’aura aucun mal à faire, car, non seulement lui et sa famille profitent outrageusement des guerres au Moyen‐Orient, mais, en plus, il vient de mettre la main sur le pétrole vénézuélien qui sera exploité par son partenaire Alejandro Betancourt, recherché par les justices suisse et espagnole.
Nous verrons, malheureusement, comment le fascisme américain s’exporte bien en Italy avec Meloni usant des mêmes méthodes pour sa « remigration » tout en faisant interdire Marx et Gramsci aux étudiants de philosophie. La France n’est pas en reste sur la liberté d’expression avec les procès pour soi‐disant « apologie du terrorisme » contre Rima Hassan, celui contre l’auteur d’une fresque d’un membre décédé de l’organisation Iparretarrak, ou celui des condamnés du 8 décembre 2020.
Pour nous sentir mieux, nous écouterons Renaud, qui est allé « crier sur tous les toits » que « La Commune refleurira » et Marcel Khalifé, l’un des plus grands chanteurs libanais, qualifié généralement de Bob Dylan du Moyen‐Orient, qui nous apprendra ce qu’est « Marcher la tête haute ».
Le libertarianisme gouverne en Argentine, prospère aux États‐Unis, et sa petite musique se fait désormais entendre dans le débat public français. Cette idéologie ne doit pas être confondue avec le libertarisme : si ses zélotes considèrent l’État comme une entrave aux libertés individuelles, ils rejettent également les idéaux égalitaristes et cherchent à détruire tout contre‐pouvoir qui pourrait s’opposer au maintien et à l’extension sans limites des dominations en place.
À travers, notamment, l’analyse du film Le rebelle de 1949, scénarisé par Ayn Rand d’après son roman La source vive, la bible des libertariens, l’équipe d’En panne de sens se penche cette semaine sur cette mouvance qui semblait condamnée à rester minoritaire, mais dont se réclament aujourd’hui ouvertement les personnages les plus puissants (et les plus nuisibles) de notre planète.
L’équipe d’Indézine reçoit
Thesaintcyr Nuit Sauvage en écoute
Tarikleoz & Vesper Shade Live Session avant leur concert le 19/09 au 103 QG Oberkampf
Focus sur la soirée CROMIX ONANA DJENDA + HUGUETTE TOLINGA + DJ INDEZINE RADIO LIBERTIARE
Le tout avec les belles chroniques de la Team
Le tout avec les belles chroniques de la Team
On terminera le voyage avec la fréquence Ombre la musique qui fait peur aux enfants
La démocratie assassinée
« La première guerre globale contre le fascisme »
Pas de Quartiers et l’émission Médias et antifascisme reçoivent l’historien Pierre Salmon pour présenter l’ouvrage collectif auquel il a participé La guerre d’Espagne 1936‐1939, la démocratie assassinée.
Espagne, juillet 1936. Un putsch tente d’abattre la République. L’assassinat de la démocratie par des militaires, des monarchistes et des fascistes était prémédité de longue date. L’intensité de la réaction populaire et de la résistance du régime, moins attendue, transforme ce conflit en une guerre sanglante de presque trois ans. Une guerre à la fois politique et sociale, civile et internationale : Mussolini et Hitler soutiennent les troupes du général Franco, l’U.R.S.S. s’engage du côté républicain alors que les démocraties libérales s’abstiennent. Le monde regarde l’Espagne et se mobilise pour cette guerre qui fait plus de 500 000 morts et autant d’exilés.
Aujourd’hui, de nombreuses recherches et archives, mais aussi des témoignages, permettent d’écrire une nouvelle histoire de la guerre d’Espagne. Cette histoire dévoile le long travail de sape de la démocratie par les forces réactionnaires et l’extrême droite espagnole, bien avant 1936. Elle montre les mécanismes profonds de la dictature franquiste et se penche enfin sur lexpérience au jour le jour des acteurs de cet épisode majeur du XXe siècle européen.
Bonne écoute
revient raconter l’histoire de la chanson pour les enfants : les années 80 et 90
Pascale proposera
La première heure de dérouler en chansons
La deuxième heure, elle accueillera Archipol (Lauréat tremplin découverte 2026)
Journées Brassens dont c’est la 39ème édition cette année
Le samedi 3 octobre et le dimanche 4 octobre dans le parc Georges Brassens dans le 15ème à Paris
Philippe Poustis, organisateur de lévénement, sera au téléphone ainsi que Patrick Kipper pour un témoignage (il a été membre du jury).
Ce jeudi, une rediffusion de l’émission du 3 août 2023, consacrée à une de mes playlistes personnelles.
Yurie Hu est claviériste et violoniste d’origine coréenne et installée à l’âge de 15 ans à Tours où elle s’oriente vers le jazz. Elle a fait partie des groupes Yachtclub, La Battue, du trio Peuple Fiction avec qui elle vient de sortir Reeboot Party, elle joue le solo de piano HanMari et travaille pour le cinéma. Nous l’avons rencontrée au festival Météo de Mulhouse où elle se produisait avec le sextet de musique improvisée féminin Séismes.
Entretien avec Francine Schwartz,à propos de la vie de son père, un espérantiste très actif : auteur, acteur…
La justice antiterroriste s’est encore illustrée le 10 septembre lorsque la Cour d’appel de Paris a rendu son délibéré dans le procès d’appel de mai 2026 qui jugeait 6 personnes dans l’affaire dite du 8 décembre. Elle éclate il y a six ans : 9 personnes sont interpellées dans plusieurs lieux par la D.G.S.I. et leurs troupes d’élite, placées en garde à vue pendant 96 h dans les locaux du renseignement intérieur à Levallois‐Perret, 7 seront déférées devant des juges d’instruction pour répondre d’association de malfaiteurs à caractère terroriste (A.M.T.). Cinq seront alors immédiatement placées en détention provisoire (qui dureront de 5 à 16 mois), et deux autres soumis à un contrôle judiciaire très serré. La personne visée au plus haut point, Florian, sera placée à l’isolement, un régime carcéral punitif, qui se terminera au bout de 16 mois alors qu’il avait débuté une grève de la faim. Quelques années plus tôt, il était allé au Rojava rejoindre les troupes kurdes combattant les forces djiadistes. À son retour en France, la D.G.S.I. va le surveiller comme un suspect et élargir l’inquisition à six autres personnes qui avaient eu l’occasion de le croiser. Ce « groupe » est ainsi désigné alors que tous ses membres ne se connaissaient pas directement…
Le principal enseignement de cette affaire, c’est que deux tribunaux ont donc condamné des personnes pour A.M.T., sans qu’aucun début de projet n’ait été démontré, sans but ni cible, confirmant le caractère uniquement « intentionnel » des instructions pour « terrorisme ». L’état actuel du droit français se sert de l’antiterro pour instruire des procès politiques.
Le premier procès en correctionnelle s’est déroulé en octobre 2023. Sur les 7, un seul échappera à la prison ferme (2 ans avec sursis), les autres seront condamné‐es entre 1 an ferme (et 2 ans de sursis) et 5 ans ferme (avec 3 de sursis). La Cour d’appel remettra le couvert en mai 2026 pour 6 d’entre‐eux, et les peines seront toutes confirmées à quelques détails près… Les peines infligées, en général, ont été calculées pour couvrir leurs détention provisoire. Le seul élément divergeant en appel, c’est la contrainte du FIJAIT : le fichier des auteurs d’infractions terroristes, qu’ils et elles ont tou‐tes subi depuis le premier procès, est tombé pour 5 d’entre‐eux, sauf pour le soi‐disant « leader » de ce groupe, qui devra encore y être contraint pendant 10 ans (mesure renouvelable ad vitam…). Autre punition classique que devaient respecter les prévenu‐es dans le cadre de leur contrôle judiciaire : l’interdiction de rentrer en contact. Cette mesure scélérate ne sera levée que le 10 septembre dernier par la cour d’appel.
Deux invités pour en parler : Svink, l’un des 7 prévenus de cette affaire, qui était à l’époque artificier de métier (ce qui donnera aux enquêteurs la conviction d’être tombé sur une cellule clandestine préparant des attentats à l’explosif…). Et Max, l’un de leurs soutiens, qui a assisté à quasi toutes les audiences de ce procès en 2 actes. Nous aurons également l’occasion d’entendre Bastien, un autre inculpé, qui s’est exprimé dans l’émission Tapage de Canal Sud à Toulouse, animée par l’équipe de la Sellette (diffusion novembre 2025).
Le Courage et la joie
Traverser la tempête fasciste sans perdre le nord
Catherine Dorion (éditions Lux)
Rencontre avec Catherine Dorion
« Alors que des personnalités autoritaires se hissent partout au pouvoir et que les discours de haine se multiplient, nous assistons impuissants à la montée de l’anxiété et nous nous y habituons. Nous vaquons à nos occupations. Car nous n’y pouvons rien, n’est‐ce pas ? Pourquoi sommes‐nous si désemparés ? Qu’est‐ce que résister veut dire quand l’actualité nous dépasse, quand le pouvoir nous emporte dans son emballement ? »
Fini de rire
L’humour politique au garde‐à‐vous
Film de Jean‐Baptiste Rivoire (23 septembre 2026)
En France, rire des puissants est devenu un sport à risque. En trente ans, les humoristes les plus libres de la télévision et de la radio ont été méthodiquement neutralisés, marginalisés, censurés, voire virés. Dans l’audiovisuel public comme dans les médias privés, le même mécanisme se répète : on tolère la satire tant qu’elle ne mord pas. Dès qu’elle touche au pouvoir, on coupe le micro. Des plateaux de Canal+ aux studios de France Inter en passant par les couloirs de France Télévisions, du règne de Nicolas Sarkozy à celui d’Emmanuel Macron, ce documentaire retrace la mécanique d’une mise au silence qui en dit long sur l’état réel de la liberté d’expression dans l’audiovisuel français.
Nous recevons Stephane Cottin metteur en scène pour une femme à la mer avec Nathalie Lucas au théâtre Lucas Pommier
Puis Alexander Liebe et Alicia Rousseau pour Les filles aux mains jaunes à la Scène libre
— On ne fait pas une bêtise là ? Tu es vraiment sûr de ce qu’on fait ?
— Je suis sur de rien du tout. Je sais juste ce que le médecin a dit.Je sais juste que nous serons ensemble jusqu’au bout. Et qu’on a eu bien de la chance avec la vie et nos beaux enfants.
Et c’est sur ces dernières phrases qu’un vieux couple d’amoureux s’endort dans la neige pour l’éternité. Et c’est ainsi que commence le dernier album de bande dessinée de SILKI et MARC LIZANO. Une œuvre intimiste délicate donc, Flocons (Casterman), qui vient de paraître et dont les auteurs vont nous raconter les coulisses de la fabrication.
présentation Frantz‐Minh technique ALAIN