Adèle Renart, La maison du bord de l’ombre
23 €
23 €
Rediffusion de l’émission de 14 novembre 2016.
C’est un corps à corps terrible. De ceux qui s’accrochent, qui pénètrent et qui détruisent. Le corps de l’un s’amarre à l’autre dans un terrifiant face à face. Souvent, cela ne se voit pas, car la grande astuce du parasite est de garder ce corps à corps le plus secret, le moins détectable possible. Aussi il se suspend et se joint avec subtilité, presque avec délicatesse. Mais loin d’une courtoisie, le raffinement du parasite constitue une habilité. Car la discrétion reste une obligation pour durer, pour prolonger l’accroche et tenir le plus longtemps possible. Et comme le nombre de parasites sur notre planète pourrait bien approcher le nombre des espèces libres, voire même en excéder la biodiversité, il n’est pas une espèce indépendante qui ne rencontre pas un parasite, un jour de sa vie. Alors, depuis quelques années, le regard commence à changer sur leur biologie. Que sait‐on de cette interaction durable et secrète ? Comme le parasite s’est intimement associé à son hôte depuis la nuit des temps, son génome est étroitement en contact, au point que cette interrelation pèse inévitablement sur les deux organismes. Une relation s’est construite qui insinue des trajectoires évolutives assez peu darwiniennes. Et comme cela change totalement la perspective de la biologie pour nous faire encore entrer dans une écologie évolutive, nous allons nous régaler d’en discuter ensemble sur Radio libertaire.
Les États‐Unis et son partenaire Israël sont engagés maintenant sur de nombreux fronts. La guerre en Iran, pour laquelle Trump vient de renoncer à escorter les navires à travers le détroit d’Ormuz, le génocide à Gaza et maintenant au Liban, pour lesquels Israël a les mains libres et vient d’ailleurs de recevoir une livraison de 6500 tonnes de munitions et d’équipements.
On assiste maintenant à une destruction totale du Sud Liban semblable à celle de Gaza. Tout cela avec l’aide de l’intelligence artificielle pour les destructions et assassinats.
Cela permet en tout cas à Trump et sa famille de s’enrichir toujours plus sur le dos des contribuables américains, puisque le cout total de ces guerres est estimé à 40 milliards de dollars.
Nous discutons de tout cela dans la première partie et recevons Yves Lenoir, auteur et ingénieur de formation qui a passé la plus grande partie de sa vie à enquêter sur le nucléaire et surtout sur les mensonges des nucléocrates. Nous étudions avec lui la relation entre les États‐Unis et le nucléaire, le développement de cette industrie et son expansion dans le monde entier. Nous discutons également le soutien de Reagan aux mensonges soviétiques après la catastrophe de Tchernobyl, tout comme des autres gouvernements dans le monde et des agences internationales.
Tout cela est agrémenté de pauses musicales avec Bruce Spingsteen et Paul Simon.
Après s’être penchés, lors de la précédente émission, sur la manie de la bourgeoisie de délégitimer et silencier la colère des classes dominées, Yann, Luc et Sébastien s’intéressent cette fois‐ci à la colère tolérée, entretenue, détournée, voire instrumentalisée, à des fins de maintien du statu quo ou de renforcement des injustices.
L’équipe d’Indézine reçoit
PAUL FELIX du groupe culte Gamine
Anthony Boile et ses livres sur JJ BURNEL The Stranglers (Official) I.T.W. Les Instants Magnétiques
Ouest low side avant la soirée ADAM SMITHEE + OUEST LOW SIDE + TARIKLEOZ + GILLES BOYER + DJ TITOON NEW WAVE PARTY
Focus sur l’artiste plasticien Patrick Pleutin
On terminera le voyage avec la fréquence Ombre la musique qui fait peur aux enfantss
Le reggae et les musiques caribéennes sont souvent racontés au masculin. Pourtant, des femmes majeures comme Rita Marley, Marcia Griffiths, Sister Nancy ou Celia Cruz ont façonné, porté et transmis ces musiques de résistance et de joie.
Une émission pour redonner toute leur place à ces voix féminines puissantes et engagées.
Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Pas de Quartiers reçoit la sociologue et postdoctorante au Centre européen de sociologie et de science politique (université Paris‐I – Panthéon‐Sorbonne/C.N.R.S.) Louise Tassin.
Partout en Europe, à l’abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l’expulsion des sans‐papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d’accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au cœur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d’Île‐de‐France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse, publié aux éditions de La Découverte, dans la collection l’envers des faits.
Avec elle, on découvre qu’une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des « retenu.es ». Autrement dit : pas d’enfermement des étranger.es… sans l’appui d’une main‐d’œuvre immigrée précaire.
Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s’y substituent pas. Quid de la responsabilité des États, des conditions d’enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ?
Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d’un centre à l’autre et d’un pays à l’autre. Partout s’exprime le sentiment d’être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l’existence de ces lieux façonne‐t‐elle les représentations de l’étranger ?
Bonne écoute
V/A :
Laurent accueillera CLAUDE LEMESLE pour évoquer longuement son amitié avec un certain ALLAIN LEPREST.
Et nous parlerons des concerts (au programme distinct) des 7 et 8 mai au PIC : les réactions du public, des professionnels.
Nous évoquerons les projets du parolier de 80 printemps aux 3000 chansons .
Olivier Laisney est un trompettiste et compositeur qui articule une culture jazz avec des conceptions résolument contemporaines qu’il explore à la tête de ses projets Yantras ou Slugged, ainsi qu’au sein de différents groupes, aux côtés de Stéphane Payen, Magic Malik, Alban Darche ou Louis Sclavis. Il vient de sortir l’album de Spectrum of Rebellion chez le label Onze heure onze.
Chronique de Volito : La recherche de la langue parfaite, D’après Umberto ECO.
jeune militant anarchiste détenu dans les prisons de Poutine. Son délit : être anarchiste
Evelyne et Anne reçoivent Céline CAUSSIMON pour le spectacle Je n’ai pas lu Foucault au Théâtre ESSAION, ainsi que Daniel BALHOUL‐DRUELLE, comédien poète, pour la lecture d’haïkus.
Je ne supporte pas les lecteurs qui me disent qu’« ils ont ri » avec mes livres, et je déplore amèrement leur attitude. Je l’ai déjà fait oralement ou par écrit toutes les fois que j’en ai eu l’occasion. C’est un agacement persistant au fond de moi ; je peux affirmer sans exagérer que ces commentaires ont empoisonné ma vie d’écrivain. Je me répète, c’est inévitable, car cela est dû au fait que la cause elle aussi se répète, on me dit cela à propos de chaque livre que je publie : Comme j’ai ri, comme j’ai ri. Tous mes livres, tous mes lecteurs. Je ne vais pas m’étendre sur les raisons pour lesquelles j’ai horreur de l’humour en littérature (cela ne regarde que moi), car je pense que même si mes idées à ce sujet étaient différentes, et y compris opposées, la récidive, à présent si prévisible, de cet « éloge », continuerait à n’être qu’une attitude discourtoise, teintée de paternalisme, de dédain et, connaissant mes sentiments, carrément d’agressivité. Lorsque j’évoque cela avec des amis ou des collègues, ils me répondent toujours que mes romans contiennent effectivement des composantes humoristiques et même des blagues, et qu’il est inévitable de rire parce qu’elles fonctionnent, sont efficaces, ingénieuses, originales. Ils me donnent des exemples qui les ont fait rire eux‐mêmes, en leur temps et lorsqu’ils me les citent, parfois moi aussi, tant qu’à y être, je ris.
CESAR AIRA‐LES GUERISONS MIRACULEUSES DU DOCTEUR AIRA ET AUTRES ROMANS (dont COMME J’AI RI)-CHRISTIAN BOURGOIS
Traduit par Serge Mestre
titre original : Como me rei.
Il vous faudra lire la suite de la novella de César Aira, pour savoir pourquoi il n’aime pas qu’on lui dise, concernant ses romans « comme j’ai ri ».
Quant à nous, nous avons dans les studios de la radio, plusieurs auteurs de polars qui s’entendent souvent dire à propos de leurs œuvres « comme j’ai ri ».
On verra avec eux si ça les agace, mais également on percera les secrets et le processus d’écriture des auteurs « rigolos ».
Avec PASCALE DIETRICH, l’autrice de romans désopilants comme L’AGENT chez l’éditrice Liana Levi
PIERRE MIKAÏLOFF qui publie MORGANE (ed. Héliopoles).
SEBASTIEN GENDRON dont le dernier roman CHIENS vient d’être publié par Gallimard dans la collection La Noire.
Les intermèdes musicaux seront assurés en direct par le duo composé de MARC BLANC et la flûtiste CLAIRE DEHERRIPON.
MARC BLANC, fondateur du groupe AME SON dont l’album mythique CATALYSE vient d’être réédité chez BYG propose avec CLAIRE DEHERRIPON une relecture de certains morceaux du groupe.
Le duo sera en show case le 29 mai prochain en soutien à l’enseigne Gibert qui vient de demander son redressement judiciaire.
Présentation Frantz‐Minh technique Ariel
3è chronique de Régis Meyran sur la folk américaine Pete Seeger (#1) ;
Chronique « un jour bleu » de Ninon Valder