Franck Balandier / Chantal Galiana (rediffusion)
Rediffusion de la rediffusion du 11 août 2025
Rediffusion de la rediffusion du 11 août 2025
Émission du 13 juin 2016.
La nature ne s’est pas résignée au silence et le chant de la nature est quelque chose d’immense. La ritournelle des sons n’a pas été élaborée juste pour faire joli. Non. Les chants qui s’élèvent derrière chaque buisson, dans chaque mare et dans les immensités pélagiques, tous ces chants sont des sérénades. L’aubade des animaux constitue un grand prélude aux étreintes passionnées. Et chaque espèce chante encore de se séduire. C’est dire si la biodiversité est d’abord amoureuse. Et il fallut une évolution organique incroyable pour inventer la syrinx, développer le larynx et s’accorder dans ces concerts étranges qui raconte encore une évolution différente. Et surtout, le chant invente plus qu’un comportement sexuel extraordinaire : il ouvre encore d’autres frontières. Le chant amoureux pourrait être un prélude vers le langage articulé, vers la parole intelligente. Alors oui, la nature chante et nous allons aujourd’hui dans cette émission essayer de pénétrer un peu de ce mystère.
Les États‐Unis sont revenus à une méthode que l’on croyait révolue, qui est celle de l’impérialisme par la violence au mépris du droit américain et du droit international.
Cette méthode va s’étendre progressivement sur le reste du monde, car, comme nous en parlons dans cette émission, Trump menace maintenant Cuba, l’Iran, l’Irak, le Mexique, le Canada et bien d’autres. Il annonce aussi qu’il est prêt à diriger le Vénézuéla, Cuba, le Groenland et, bien sûr, Gaza ! En même temps, lui et ses principaux soutiens s’enrichissent par milliards grâce à la nouvelle course aux armements et à la politique d’immigration avec son outil numéro un : I.C.E., et également grâce aux méthodes maffieuses qui sont maintenant les outils du gouvernement.
Dans la deuxième partie, nous recevons Éric Toussaint, docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte‐parole du C.A.D.T.M. international (le comité pour l’abolition des dettes illégitimes) et membre du Conseil scientifique d’Attac France. Il est l’auteur de nombreux livres, tels que Banque mondiale. Une histoire critique , Le système dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation, Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui. Il sera question de géopolitique, sa spécialité.
En passant, il organise au mois de mars la troisième réunion du comité international d’organisation de la conférence internationale antifasciste et anti‐impérialiste à Porto Alegre au Brésil. Si vous souhaitez soutenir l’appel et que vous ne l’avez pas encore signé, vous pouvez signer en ligne : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScxN-glHcDpuJmWLdbNHTzdqe_Vdg-5P6qYI2-5BMVgcCSMoA/viewform
Tout cela sera agrémenté de pauses musicales avec Bruce Springsteen et Joe Cocker.
Au programme :
Laurent reçoit Alain POULANGES pour son livre YVES JAMAIT La chanson dans le sang.
La quarantaine venue, Yves Jamait franchit enfin le pas qui le mène d’une enfance cabossée, verrouillée, aux scènes de la France entière, dont une étape à l’Olympia.
La chanson de variété lui fait approcher la réalité d’un autre monde. Elle nourrit son imaginaire d’enfant puis d’adolescent.
Yves Jamait, bien plus que d’autres, a travaillé, bravé les écueils, pour parvenir à la dimension d’un homme de scène et tout autant d’un écrivain de chansons.
Il n’est pas exagéré de dire que cet artiste a atteint le niveau enviable de ceux qui brillent sur ces deux fronts.
Une biographie documentée d’entretiens inédits et d’une iconographie exclusive qui ne devrait laisser personne indifférent.
Un parcours singulier entre tous.
Un personnage attachant qui se livre avec une franchise et une intégrité qui captiveront le lecteur. Excellent pour la santé des neurones.
Alain Poulanges fut producteur et animateur d’émissions de radio sur le service public — Radio Bleue puis France Inter — suivies d’une étape sur Sud Radio.
Il a interviewé Aznavour, Nougaro, Pierre Perret et bien d’autres…
Il est aussi écrivain. Ouvrages de connaisseur sur Boby Lapointe, Brassens, le Théâtre des Trois Baudets, la chanson à Saint‐Germain‐des‐Prés, notamment. Ouvert sur l’éclosion des talents d’aujourd’hui, sur lesquels il reste passionnément intarissable…
Notre invitée : Sylvie Germain pour Murmuration (Albin Michel) et pour le Cahier de L’Herne consacré à Sylvie Germain.
« Dans l’Allemagne des années 1930 et 1940, alors que le parti nazi règne puis part à la conquête de l’Europe et mène son programme d’extermination, des groupes de jeunes s’organisent à contre‐courant de l’encadrement et de l’endoctrinement politique de l’État : ce sont les Meutes, les Swings, les Cliques et les Pirates de l’Édelweiss. Ces bandes n’hésitent pas à affronter directement les Jeunesses hitlériennes, tout en incarnant une résistance souterraine fondée sur des codes vestimentaires et des goûts musicaux. »
Nous recevons avec l’émission Pas de Quartiers Laurent Mauduit cofondateur du site Médiapart pour son dernier livre Collaborations. Enquête sur l’extrême droite et les milieux d’affaires. Cet ouvrage évoque donc le rapprochement du patronat français et de partis comme le Rassemblement National (R.N.), l’Union des Droites pour la République (U.D.R.), Les Républicains (L.R.) tendance Retailleau ou encore « Reconquête ! » d’Éric Zemmour.
Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Pierre‐Édouard Stérin, Henri Proglio, Éric Trappier ou Patrick Martin : autant de patrons qui soutiennent ouvertement l’extrême droite aujourd’hui ou qui au minimum ne s’y opposent pas. Avec Laurent Mauduit, nous passons ainsi en revue les différents rapprochements qui ont pu au cours de l’histoire avoir lieu entre le patronat et l’extrême droite comme dans les années 30 avec François Coty ou dans les années 40 avec Gallimard et Photomaton.
En deuxième partie d’émission, nous abordons plus précisément la carrière de Laurent Mauduit notamment quand il travaillait pour le quotidien « Le Monde ». Le 14 mars 2025 nous revenions déjà sur la gestion de sa rédaction par Edwy Plenel de 1996 à 2004.
Cette fois‐ci nous analysons plusieurs textes écrits dans ce journal notamment sur le marché, les privatisations survenues durant le passage de Lionel Jospin à Matignon ou la première bulle internet qui s’est effondrée à partir de décembre 2001. Nous nous intéressons aussi au service « Entreprises » créé dans la logique de la nouvelle formule du Monde lancée en 1995 par Edwy Plenel, Jean‐Marie Colombani et Alain Minc.
Nous dénonçons enfin la proximité entre Edwy Plenel et Bernard‐Henri Lévy, qui soutenaient tous deux en 1999 l’intervention militaire française au Kosovo. Ce type de lien nous rappelle malheureusement le « soutien critique » de Laurent Mauduit envers Emmanuel Macron exprimé lors d’un entretien diffusé sur la chaîne YouTube de Médiapart le 2 novembre 2016 : https://www.youtube.com/watch?v=xY2LIXzPxe0&t=2s.
Contrôler les chômeurs pour réduire le chômage ?
La Rage Dedans reçoit Claire Vives et Luc Sigalo Santos, deux des auteurs de l’ouvrage Chômeurs, vos papiers !
Plus les chômeurs et chômeuses sont nombreux·ses, plus ils et elles sont suspecté·es d’être la cause du chômage : tel pourrait être le paradoxe des politiques de l’emploi, en France comme ailleurs. Que celles‐ci prennent les traits américains du workfare ou ceux plus européens de l’activation, l’objectif est le même : pousser les chômeurs·ses à travailler et, pour cela, conditionner les allocations à un contrôle de plus en plus strict de leur recherche d’emploi. En replaçant les évolutions du contrôle dans l’histoire longue du chômage, ce livre montre comment son intensification dans la période récente a été pensée, mise en œuvre et justifiée au nom de la « redynamisation » des chômeurs·ses, au point d’être désormais présenté comme une nouvelle forme d’accompagnement. Cette euphémisation tranche avec la virulence des discours politiques sur le sujet, tout autant qu’elle masque les effets délétères de ce traitement coercitif. Car si le contrôle vise à adapter les comportements des chômeur·es à des exigences institutionnelles, il s’agit aussi de satisfaire celles des entreprises. Mettre la pression sur les chômeurs·ses, c’est ainsi perpétuer l’ascendant des employeur·ses dans le rapport de force qui les oppose aux salarié·es en matière de revenu et de conditions de travail.
Aujourd’hui comme hier, la cause des chômeurs·ses est bien celle des travailleurs·ses.
En permanence, on vous propose de faire une pause musicale pour faire le point sur l’actu en ce début d’année 2026. Une actu aux allures d’APOCALYPSE qu’on vous transforme en PLAYLIST !
Les filles de Joe Shapiro lui donnent un peu mauvaise concience, elles aussi. Que se passe‐t‐il donc dans leur pays natal pour qu’elles en soient réduites à venir gagner leur croute au Liban en vendant leur corps ? Au‐dessus de sa tête, la lumière vermeille de l’enseigne du Paradise continue son manège. La route côtière ressemble à une triste guirlande de Noël où seules quelques ampoules en état de marche offrent un peu de couleur. Le regard en l’air il compte les petites caméras noires, à peine plus grosses qu’un paquet de cigarettes ; Joe doit être en train de le surveiller par écran interposé. Marwan lève la main et fait un petit signe, comme pour dire au revoir.
Ça ne sert à rien de moisir ici, de toute façon. Il est tard, et il a de plus en plus besoin de ses huit heures de sommeil, Marwan. Faut rentrer à Beyrouth maintenant. Et aller se coucher, il fera jour demain. Il longe le mur extérieur du club, traverse un bout de terrain vague vers le Pullman blanc et son Alfetta adorée. À mi‐chemin, il dépasse un cabanon dont s’échappent une épaisse fumée noire et un son qu’il ne connait que trop bien. Celui d’un groupe électrogène. Quand dans son dos, une voix le fait sursauter.
— Eh, toi là‐bas !
DAVID HURRY‐BEYROUTH PARADISE‐LIANA LEVI
David Hurry, qui était venu nous parler de Beyrouth Forever il y a peu, remet en scène et en selle son personnage Marwan Khalil, devenu détective privé car sa retraite de flic ne lui permet pas de survivre dans un Liban en pleine déliquescence.
BEYROUTH PARADISE est le nom d’un night‐club de la capitale, et aussi le titre de ce roman publié par Liana Levi.
Rodrigo Soler arrive au dernier moment à la gare du Nord et saute dans son train, direction Bruxelles‐Midi. Soler est spécialisé dans la résolution définitive des problèmes de ses concitoyens. Il évacue les problèmes en question à l’aide d’un Glock 34 de fabrication autrichienne. Mais Soler n’est pas un tueur de renom, il récupère des contrats foireux que certains négligent. Aujourd’hui par exemple. Ce contrat a été revendu deux fois avant d’atterrir sur sa table. Un collègue lui indiquera en gare du Midi la cible à abattre puis il doit évacuer le terrain, travail terminé, à 17h15 par le train qui le conduira à Ostende. Si ça foire, pas de plan B. voilà le quotidien des tueurs au rabais. Avec le contenu de l’enveloppe, Soler pense pouvoir changer le tapis de sa chambre. Il a noté un modèle très chatoyant chez Habitat. il aimerait bien refaire aussi la peinture de la cuisine mais c’est ça ou avaler des pâtes pendant un mois. Que dire de plus ?
MARC VILLARD‐CONTINUONS LE DEBUT‐SERIE NOIRE GALLIMARD
Saluons le retour du grand styliste MARC VILLARD avec ce recueil de nouvelles qui nous régale, forcément, régal !
Présentation Frantz‐Minh technique Ariel