Alain Marc, Virgile Novarina, Ghislaine Verdier (rediffusion)
Rediffusion de la rediffusion du 9 mars 2026
Rediffusion de la rediffusion du 9 mars 2026
Alors que la clameur des stades est retombée, l’équipe d’En panne de sens joue les prolongations et propose de revenir sur les enjeux symboliques et géopolitiques de la 23e édition de la Coupe du monde de football. L’occasion de revenir sur l’histoire des Coupes du monde, d’interroger la gestion discutable de la Fifa, et de creuser, à travers Rollerball, un film de 1975 réalisé par Norman Jewison, la question des rapports entre sport, spectacle et politique.
adultes : autour du livre de Michel Ragon « Bernard Clavel » 1975 éd. Séghers, coll. écrivains d’hier et d’aujourd’hui : résumé de la présentation de Clavel (1923‐2010) par Ragon et extraits de ses morceaux choisis
thèmes : machisme (femmes soumises et « éloge du muscle »), artisanat et bel ouvrage (« célébration du bois »), nature (non aux engrais en agriculture), révolte (« pacifisme total »)
article « écrire c’est se vider de la vie » (Larousse 1973)
enfants : « L’arbre qui chante » ill. Philippe Lorin, 1975 éd. La Farandole
« le hibou qui avait avalé la lune » 1981 ill. Jacques Aslanian, éd. Clancier Guenaud
C.D. : (adultes) Chantal Grimm « Ballade des belles rebelles (poétesses de la renaissance) » 2014
(enfants) fin C.D. « Chevance 1974‐1985 »
violon : Sofia Gubaidulina (1931‐2025) « quintet pour piano, 2 violons, viole et violoncelle » 1957
hommage à feu Thierry Poré qui fut le « Mr Blues » de RL : intro = Big Mama Thornton et final = Memphis Minnie
La Rage Dedans reçoit Thomas Lindemann pour présenter son dernier ouvrage co‐écrit avec Shoshana Fine.
Les auteurs ont enquêté pour comprendre comment le droit peut être mobilisé non pas pour protéger les populations, mais pour les exposer à la violence.
S’il est bien documenté que les régimes autoritaires légitiment souvent l’exclusion, voire l’usage arbitraire de la force, par des appels au droit, à l’ordre et à l’autorité, il semble plus provocateur d’imaginer que l’État démocratique libéral recourt lui aussi au droit pour justifier, et parfois dissimuler, la violence.
Nourris par la pensée de Walter Benjamin et s’inscrivant dans la tradition critique de l’École de Francfort, Shoshana Fine et Thomas Lindemann ont enquêté pour comprendre comment le droit peut être mobilisé non pas pour protéger les populations, mais pour les exposer à la violence. À partir, notamment, de l’analyse des discours officiels français sur les migrants tentant de traverser la Manche ou sur l’intervention militaire française en Libye de 2011, ils montrent que le cadrage d’un événement à travers le prisme de la loi permet de le rendre abstrait, de faire disparaître la complexité irréductible de l’expérience vécue, de la réduire à une catégorie généralisable. C’est ainsi que la guerre s’inscrit dans un ordre juridique nécessaire et qu’au nom du droit, des noyades dans la Manche sont présentées comme la conséquence inexorable de traversées non autorisées.
Bonne écoute
LES TROIS LOIS DE LA ROBOTIQUE
Première Loi
UN ROBOT NE PEUT PORTER ATTEINTE A UN ETRE HUMAIN NI, RESTANT PASSIF, LAISSER CET ETRE HUMAIN EXPOSE AU DANGER.
Deuxième Loi
UN ROBOT DOIT OBEIR AUX ORDRES DONNES PAR LES ETRES HUMAINS, SAUF SI DE TELS ORDRES SONT EN CONTRADICTION AVEC LA PREMIERE LOI.
Troisième Loi
UN ROBOT DOIT PROTEGER SON EXISTENCE DANS LA MESURE OU CETTE PROTECTION N’EST PAS EN CONTRADICTION AVEC LA PREMIERE OU LA DEUXIEME LOI
ISAAC ASIMOV‐LES ROBOTS
Titre original : ROBOT
traduit par Pierre Billon
En s’appuyant sur le texte fondateur d’Isaac Asimov, nous allons explorer musicalement et cinématographiquement l’univers des robots.
Cet été, Radio Addoc vous propose de réécouter l’émission On a déjà traité le sujet ! consacrée aux films qui donnent la parole à celles et ceux qui s’opposent à des politiques qu’ils ne peuvent pas cautionner.
Daniel Kupferstein, avec Pas en mon nom (2019), rencontre des Juifs qui se désolidarisent de la politique menée par Israël.
Muriel Cravatte, avec Demain est si loin (2019), accompagne des bénévoles qui bravent la montagne et la loi pour accueillir des migrants à la frontière franco‐italienne.
Philippe Borrel, avec Pas en notre nom (2006), se fait le témoin de soldats américains refusant d’aller faire la guerre en Irak.
Une rencontre avec les réalisateurs autour de la fabrication de ces films : le choix d’être aux côtés de personnes engagées, la responsabilité du regard documentaire et la manière de faire entendre des voix qui refusent le silence.
Une émission animée par Anne Galland, Bernadette Mermier, Samia Djedaï et Caroline Kim‐Morange, réalisatrices membres d’Addoc.
À la technique : Francès Melo.