Alain Marc, Virgile Novarina, Ghislaine Verdier (rediffusion)
Rediffusion de la rediffusion du 19 février 2024
Rediffusion de la rediffusion du 19 février 2024
Nader a pu entrer en contact avec une anarchiste de Téhéran.
Émission du 12 septembre 2016.
Quand la faune des zones humides réplique à l’envahisseur capitaliste, cela promet de belles Zad. Loin d’identifier les services gratuits rendus par la nature, les capitalistes n’entrevoient la biodiversité que comme un obstacle majeur à leurs préoccupations mercantiles. Or, Les pressions qui pèsent sur notre monde sont sans précédent. L’exploitation des ressources et les échanges économiques multiplient l’impact des contraintes sur chaque maillon des écosystèmes. Il n’y a pas d’effet bénin. Chaque perturbation, apparemment anodine, s’ajoute à la précédente, accroissant son effet imprévisible depuis la simple goutte d’eau jusqu’à l’ensemble des manifestations du climat. Mais corneguidouille ! il n’y a guère d’excuse à trouver pour qui préfère le risque de l’extinction d’une espèce à l’aménagement de son petit golf bien à lui. La diminution des espèces rares constitue autant d’alarmes sur la perturbation des systèmes et il n’est plus possible de l’ignorer. Alors quand une zone humide est mise en danger pour le loisir de certains, il faut redire que la nature n’appartient qu’à l’avenir. Et puisque le très rare vison d’Europe s’y occupe, cela méritait bien une incursion de notre programme dans cette Zad avec un invité qui s’en soucie : Olivier Sigaut. Car nous voilà encore au carrefour entre faune sauvage et accaparement capitaliste et nous avons 1h30 pour en disserter sur Radio Libertaire.
Comme vous le savez, les États‐Unis ont continué l’extension de l’empire par la violence à travers une nouvelle guerre, maintenant avec l’Iran. Nous passerons la première partie de l’émission à étudier les réelles raisons de cette guerre au‐delà de celles, officielles, régurgitées par les différents gouvernements et les médias traditionnels. Encore une fois, il s’agit ici d’une nouvelle guerre par procuration, puisqu’elle vise principalement à contenir la Chine. Elle vise aussi à enrichir les oligarques qui font partie du complexe militaro‐industriel et, bien entendu, la famille Trump et ses différents partenaires.
Dans la deuxième partie, nous recevons Gilbert Achcar, chercheur marxiste, écrivain et professeur de sciences politiques et de relations internationales. Il est l’auteur de nombreux livres, tels que L’Orient incandescent : le Moyen‐Orient au miroir marxiste, Le choc des barbaries : terrorismes et désordre mondial ou Gaza, génocide annoncé : un tournant dans l’histoire mondiale. Avec lui nous approfondirons les raisons de cette guerre et l’implication d’Israël et les raisons pour lui de rester optimiste. Nous discuterons aussi du fait que le génocide de Gaza était inscrit dans la trajectoire de l’État sioniste depuis sa fondation.
Tout cela sera agrémenté de pauses musicales avec Bruce Springsteen et Nirvana.
Invité récurrent de l’autre émission « maison », l’ami Jean‐Baptiste Foulquier rend cette fois‐ci visite à la Nuit Noire, et nous propose une programmation concoctée avec soin, pour parler aussi bien de ses accointances de mélomane que de son itinéraire de musicien. Jusqu’à tard dans la nuit, par amour de la musique.
Les musiques de films, on les reconnaît dès les premières notes : Star Wars, Titanic, James Bond… Mais, derrière ces mélodies qui ont marqué le grand écran, se cachent aussi des femmes.
De Germaine Tailleferre, pionnière des années 1920, à Hildur Guðnadóttir, Oscar de la meilleure musique pour Joker, en passant par Lisa Gerrard (Gladiator) ou Beyoncé (Le Roi Lion), ces créatrices ont composé certaines des plus belles pages de l’histoire du cinéma, et souvent sans que leur nom soit cité au générique de la mémoire collective. Cette émission leur rend hommage. Leurs parcours, leurs combats, leurs harmonies… Nous les mettrons enfin au premier plan, là où brillent les projecteurs.
Il fait beau, en ce mardi 10 mars 2026. Nous avons repris la mer au départ de Troie, en mer Egée, direction l’Île de Cuba. Sont montés à bord pour cette belle traversée, Jean‐François Jacq, qui nous parle de son livre La ballade de Serge K, enquête biographique consacrée à Serge Kos, le héros malheureux de la chanson éponyme de Charlélie Couture. Un récit poignant. Erik Karol présente son nouvel album La poupée d’Aïcha, Frédéric Quinonero, biographe de Michel Jonasz – Mister blues passe nous faire un petit coucou et Monsieur Poli évoque à la fois Allain Leprest et Charles Bébert.
Vincent Turban nous fait danser avec un titre d’Ann Peebles, Ivresse avoue aimer regarder les garçons et Mafalda nous dit un joli texte du poète Monterroso.
Olivier Vadrot se pare de son costume de GO afin d’animer cette joyeuse assemblée, quant au Capt’ain Nifle, il regarde au large afin d’éviter les écueils que l’on pourrait rencontrer.
Larguez les amarres !!
Avec Samira El Ayachi pour son roman Madame Bovary, ma mère et moi (Éditions de l’Aube), roman qui parle du peu de cas que l’on fait de la santé mentale des femmes ayant connu l’exil, des rapports mère‐fille, de la transmission et, bien sûr, de Madame Bovary ;
Ensuite, avec Jean Philippe Daguerre, nous parlerons de cette femme qui, un jour, décida de détourner un avion en 1973, au travers de son roman La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob (Albin Michel)
V/A :
1ères Rencontres biennales des États‐Généreux de la Pair‐Aidance EGPA samedi 28 mars 2026 à l’AERI de Montreuil, 57 rue Etienne Marcel, 93100
L’émission du jour aura en partie musicale Jackson avec du jazz et partie politique sur Kropotkine et la loi
Green Line
Film de Sylvie Ballyot (18 février 2026)
Fida a grandi à Beyrouth dans les années 1980, durant la guerre. La banalisation de la mort lui faisait douter de la valeur de la vie, et du sens de cette interminable guerre qui ressemble à tant de guerres. À l’aide de figurines et de maquettes miniatures, elle va à la rencontre de milicien.nes et confronte sa vision d’enfant avec la leur.
Sylvie Ballyot et Luc Meilland, compositeur et monteur, en direct dans l’émission pour parler du film et de l’élaboration de la bande son du film.
Planètes
Film de Momoko Seto (18 février 2026)
Une odyssée dans un monde microscopique et imaginaire,
riche en émotions, pour évoquer les enjeux des migrations environnementales. Un récit sur la difficulté à trouver son chez‐soi, un territoire où s’installer.
Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce.
Nicolas Becker et Quentin Sirjacq ont composé une bande son extraordinaire : « À chaque univers, correspond un décor et un écosystème naturel différent, et donc logiquement un tableau musical qui lui est associé. Nous avons fait le choix de trouver des sonorités éclectiques et insolites pour chaque partie. »
Ce qu’il reste de nous
Film de Cherien Dabis (11 mars 2026)
Drame multinational proposé par la Jordanie aux Oscars 2026 dans la catégorie du meilleur film international.
De 1948 à la première Intifada et aux années 2020, trois générations d’une famille palestinienne sont au cœur de cette saga familiale. La réalisatrice joue le rôle d’une mère qui décrit comment une série d’événements ont conduit à des tirs sur son fils lors d’une manifestation de protestation et comment son beau‐père a été victime d’une expulsion forcée. Le film commence et finit par un poème sur la langue arabe.
Laurent recevra pour une carte blanche Yves Lecordier, auteur de chansons (pour Gréco et, plus récemment, Enzo Enzo), ancien journaliste à Paroles et musique. Sa programmation évoquera des figures d’une chanson française à redécouvrir : Christian Dente, Gilles Elbaz, Chantal Grimm, Marie‐Josée Vilar, Jacques Bertin et Jean‐Claude Annoux.
Coup de projecteur sur Gribouille, Danielle Messia.
« Au cours des années 2010 et 2020, aux États‐Unis, une nouvelle contre‐culture de droite radicale s’est développée sur internet. Ses figures centrales, comme Curtis Yarvin ou Nick Land, écrivent le plus souvent sous pseudonymes, sur des blogs et sur les réseaux sociaux. Ils ont donné à ce mouvement son nom : la “néoréaction”, ou encore les “Lumières sombres” Les idées qu’ils défendent sont à la fois anciennes et hypermodernes : détruire la démocratie, établir une monarchie, diriger l’État comme une entreprise, rétablir les inégalités entre hommes et femmes, affirmer les différences entre patrimoines génétiques… »
Nous recevons le journaliste de Blast Thierry Vincent pour évoquer le traitement médiatique des premiers jours qui ont suivi la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon. Nous avons en effet assisté à cette occasion à une véritable déferlante mettant en valeur les récits tronqués du collectif « féministe identitaire » Némésis venu attaquer la conférence de Rima Hassan à l’Institut d’Études Politiques de Lyon.
Nous avons ainsi vu sur la chaîne France Info TV un plateau composé de Marc Eynaud de Valeurs Actuelles et Radio Courtoisie, Florence Rouas intervenante régulière de CNews et Sylvain Boulouque le jour de la conférence de presse du procureur de Lyon. Le « service public de l’audiovisuel » s’était aussi distingué en 2025 par une assez négative évolution.
France Info TV n’avait par exemple rien trouvé de mieux que d’inviter le président d’un syndicat patronal de l’hôtellerie pour aborder le projet américain de transformation de Gaza en station touristique luxueuse. C’est ce même service public qui a suspendu un journaliste suite à un tweet de la députée Caroline Yadan, qui emploie la spécialiste des fake news Alix Bouilhaguet et qui a écarté les experts de Météo France tout en réalisant des reportages enthousiastes sur les températures anormalement chaudes du mois de novembre.
La « directrice de la communication » de France Télévisions Muriel Attal avait d’ailleurs publiquement affiché son amitié pour Caroline Yadan qui propose actuellement une loi à l’Assemblée Nationale visant à interdire toute critique de l’État d’Israël. Nous traitons également avec Thierry Vincent du meurtre de Djamel Bendjaballah à Cappelle‐la‐Grande perpétré par un membre de la « Brigade française patriote ».
La juge d’instruction Julie Audebert refuse pour l’instant de prendre en compte le caractère raciste du meurtre et d’enquêter sur cette « Brigade française patriote » qui compterait 700 membres. Elle déclare en même temps irrecevables les parties civiles d’associations antiracistes.
Ce deux poids deux mesures en matière de traitement médiatico‐judiciaire est selon nous notamment le fruit de l’inadaptation de la législation « antiraciste » française. Les lois du 1er juillet 1972 et du 13 juillet 1990 ne répriment effectivement que l’expression du racisme et surtout du négationnisme vis‐à‐vis de la Shoah.
Celle du 3 février 2003 aggrave « les peines punissant les infractions à caractère raciste » mais le rapport rédigé à son sujet par le député Pierre Lellouche affirme que « la violence antisémite est principalement le fait de jeunes d’origine maghrébine ». Les lois ne prévoient donc selon nous pas grand‐chose concernant les crimes racistes à moins qu’ils ne soient commis par des « jeunes d’origine maghrébine » antisémites.
Thierry Vincent participe enfin au hors‐série « Front commun contre l’extrême droite » paru en février derniers par le biais de plusieurs articles dont certains sont disponibles sur le site blast-info.fr.
La Rage Dedans reçoit l’historien Hervé Kerros et le dessinateur Yannick Orveillon pour leur B.D. Llibertat Jusqu’au dernier, qui retrace l’épopée des frères Pep et Quico Sabaté.
Nés au début du 20e siècle dans une Catalogne où l’anarchisme est devenu une puissante force politique et sociale, notamment à travers la C.N.T. (Confédération Nationale du travail), les deux frères Pep et Quico Sabaté s’engagent dans la lutte politique armée contre le soulèvement fasciste du général Franco.
En 1939, refusant la défaite du camp républicain, ils s’attaquent par tous les moyens possibles au régime franquiste : expropriations, expéditions punitives, évasions de prisonniers… Barcelone devient le théâtre d’une intense guérilla urbaine animée par les groupes d’action anarchistes que le sinistre commissaire Quintela reçoit pour mission d’éradiquer, par tous les moyens, avec l’aide de la Guardi Civil. Les rangs des guérilleros s’éclaircissent mais, malgré les pertes et leur isolement, les deux frères Sabaté choisissent de poursuivre la lutte, jusqu’au dernier.
Un récit au plus proche de la réalité, mêlant action, mémoire et réflexion sur le prix de la liberté.
Dans notre dernier épisode, nous évoquions les hoquets de l’Histoire via l’actualité de ces dernières semaines : retour de l’extrême droite, arrestation arbitraire d’un chef d’État, mépris du droit international, guerre « préventive », etc.
Ce mois‐ci, nous aborderons frontalement le sujet avec une playlist qui remonte le temps et qui raconte l’Histoire en chanson ; avec l’expertise de notre invité du mois : le professeur Boris Ryczek !
Deux invitées : Rezvan, membre du collectif Roja, et Sarah, membre de Solidarité socialiste avec les travailleurs en Iran (S.S.T.I.)
Toutes deux nous parleront de la situation en Iran du point de vue des travailleurs et travailleuses, du point de vue du peuple : le régime des mollahs et son système répressif barbare, les résistances ouvrières, les luttes féministes, la guerre… et la solidarité internationaliste.
S.S.T.I. et Roja sont deux organisations avec lesquelles l’Union syndicale Solidaires travaille depuis des années.
Les Habits neufs du fascisme
Revue Réfractions N° 54
En compagnie de Monique Rouillé‐Boireau, Jean‐Christophe Angaut et
Patrick Samzun
Présentation Martin technique Laurence
Invité : Invité : Jean‐Vincent CARR̵É du groupe HIRWAZH FALTAZY
et aussi luthier guitares cistres bouzoukis (au téléphone)
Puis programmation musicale