Dernière émission (17 octobre 2026)
L’École, champ de bataille
Misogynie, homophobie, transphobie
Francis Dupuis Déri (LUX)
Rencontre avec Francis Dupuis Déri
Après Panique à l’université. Rectitude politique, wokes et autres menaces imaginaires, en 2022, Quand les élèves se révoltaient. Manuel d’histoire avant l’effondrement (une bande dessinée réalisée avec Emmanuelle Dufour en 2025), voici le nouvel essai de Francis Dupuis‐Déri se consacrant à l’École, champ de bataille. Misogynie, homophobie, transphobie. Un texte et une recherche « pour mieux cerner l’intensité des attaques antiféministes et antidiversité menées par des adultes contre l’école, mais aussi celles d’élèves à l’école [afin de] comprendre quelles formes prennent ces attaques, qui sont ces adultes et ces jeunes en colère, ce qui les différencie et ce qui les rapproche, retracer leurs références idéologiques, leurs influences sociales et culturelles et leurs motivations, et [enfin] saisir les normes de genre ainsi défendues. »
L’école est‐elle devenue un champ de bataille ? L’enquête de Francis Dupuis‐Déri s’appuie sur des témoignages d’élèves et d’enseignant.es, sur différentes études au Canada, aux États‐Unis et en France qui constate une hausse des propos sexistes, sans toutefois que les élèves en prennent toujours conscience, et une banalisation des gestes hainux dans les milieux scolaires. Un constat qui amène à la question : Comment contrer de telles pratiques et en détourner les effets ?
Octobre à Paris
Film de Jacques Panigel (21 octobre 2026)
Octobre à Paris est un documentaire de Jacques Panijel réalisé en 1962. Témoignage étonnant et dérangeant du massacre de manifestants d’origine algérienne le 17 octobre 1961, massacre perpétré par la police française sous les ordres du préfet de police, Maurice Papon, qui s’était déjà illustré par ailleurs en Algérie « pour maintenir l’ordre », et à Bordeaux sous le régime collaborationniste de Pétain en 1942. Des images sans filtre de la répression féroce et meurtrière d’une manifestation pacifiste contre le couvre‐feu imposé aux Algérien.nes de même que des conditions de vie abominables dans les bidonvilles, notamment autour de Paris.
Octobre à Paris fut interdit de diffusion dès sa création et n’obtiendra son visa d’exploitation qu’en 1973, après une grève de la faim de René Vautier.
À ce propos, le film sera précédé en salle d’un court métrage de René Vautier, LE REMORDS.
Minotaure
Film de Andreï Zviaguintsev (14 octobre 2026)
Le premier plan du film — des arbres morts sur une parcelle flottante — donne en quelque sorte une clé d’entrée dans le monde de Minotaure. Drôle d’automne sur cette étendue d’eau parsemée de joncs agités par un bateau qui passe.
Un chef d’œuvre contre la guerre, ses magouilles et les arrangements avec la dictature.
Le Corset
Film de Louis Clichy (14 octobre 2026)
À travers l’expérience d’un enfant à l’orée de l’adolescence, Louis Clichy rend très bien compte de la réalité sociale paysanne poussée à la rupture avec des traditions ancestrales par nécessité de rentabilité. Un film pour tous et toutes, non étiqueté pour les gosses.
Marie Madeleine
Film de Gessica Généus (21 octobre 2026)
Un film social et politique qui plonge dans la réalité étourdissante de Haiti, entre esprits, magie et religion qui dominent l’environnement, les noms et le langage. Dans une rue, se faisant face un bordel et un temple tenu par un pasteur fanatique dont le but est de fermer ce « lieu de perdition ». S’ensuit plaintes, anathèmes et affrontements. Voilà, le décor est planté.
48ème Festival du cinéma international méditerranéen, CINEMED, de Montpellier
Jusqu’au 24 octobre
Très belle affiche du festival avec la merveilleuse Angela Molina, que l’on a vu récemment dans deux très beaux films : Polvo Seran de Carlos Marquès‐Marcet et Cosmos de Germinal Roaux.
Hier, en ouverture, était projeté le nouveau film de Nanni Moretti, Ça arrivera ce soir, prélude à tout un choix de découvertes cinématographiques et à toutes les formes d’expression, longs et courts métrages, documentaires, animations et cinéma expérimental… en un mot 8 jours dense de cinémas au pluriel qui apporte réflexions, témoignages, engagement, émotions, empathie et plaisir.
CQFD
Octobre avec un dossier sur la justice