Radio Libertaire (non officiel)

Bulles noires

B.D. et polar

Dernière émission (11 avril 2026)

Fils et filles de Patoruzu

Historieta ? Oui, historieta : à savoir une petite histoire. En Argentine on ne parle ni de bandes dessinées, ni de comics, quadrinhos, tebeos ou fumetti, mais d’historietas, dénomination qui met l’accent sur l’aspect narratif du neuvième art, ou même, comme le fait le sémiologue Oscar Masotta à propos de Gould, Breccia ou Crepax, de literatura dibujada, littérature dessinée. Une précision nécessaire une fois pour toutes, car si le terme de bandes dessinées privilégie le côté figuratif du dessin, celui d’historieta pose l’accent avant tout sur le récit, qu’il soit juste esquissé dans une vignette ou développé en plusieurs pages et dans la narration en elle‐même.
JUAN SASTURAIN‐HISTORIETA‐REGARDS SUR LA BANDE DESSINEE ARGENTINE‐VERIGE GRAPHIC

En 1936, le premier numéro du mensuel Patoruzù paraît, mettant en scène l’indien du même nom, créé par Dante Quinterno (1910‐2003), indien qui va devenir l’un des personnages les plus importants et les plus influents de l’historieta argentine, jusqu’à marquer notre Goscinny national car son Oumpah Pah le peau rouge qu’il réalisera avec Uderzo, doit beaucoup à Patoruzù !

Mais venons‐en aux petits enfants de Patoruzu, ces créateurs argentins qui se révèlent années après années, de Sole Otero, à qui l’on doit le magnifique Walicho (Ed. Ça et Là) jusqu’à Pedro Mancini et son remarquable Garçon Chenille(Insula)

Nous consacrons donc cette émission à la bande dessinée argentine.
Avec Claire Latxague, éditrice chez Insula ; Juan Saenz Valiente (Juanungo) à qui l’on doit L’Animateur (Delcourt) et José Cunéo, que l’on ne présente plus et qui nous a déjà honoré de sa présence par le passé non seulement pour parler de ses bandes dessinées- Vielle Moche et Méchante (Glénat) ou El Tigre (Les Contrebandiers éditeurs)- mais aussi de ses merveilleuses Boîtes Magiques.