Radio Libertaire (non officiel)

Bulles noires

B.D. et polar

Dernière émission (4 avril 2026)

L’ile hallucinee – Julien Freu + Special police – Gourdon

« Les adultes ne vous protégeront pas ? » répondit Laure. Vous voulez les…
— Je veux les terrifier, oui. Je veux qu’ils s’enferment dans leurs chambres, qu’ils claquent des dents et qu’ils se tiennent loin de tout adulte. Je veux les empêcher de disparaitre à leur tour.
— Ce que je leur apprends ici, c’est qu’ils doivent justement faire confiance aux adultes, qu’ils…
— Il y a un malentendu, mademoiselle. Nous ne sommes pas venus leur chanter une joyeuse chanson afin qu’ils fassent de beaux rêves, ce soir. Malgré notre dégaine de boys band, Ricky la moustache, Blondie‐Jackson et Mike le bonhomme -c’est moi, au cas où vous n’auriez pas pigé- on ne va pas leur faire une chorégraphie endiablée, voyez. Je leur ai dit ce que j’avais à leur dire : le monde est un endroit infect, peuplé de prédateurs, et leur innocence est un mets de choix. Et si vous n’avez pas pigé ça, c’est que vous avez dix ans vous aussi. Si j’en avais la possibilité, je leur aurais filé un flingue, à vos marmots.
JULIEN FREU‐L’ILE HALLUCINEE‐ACTES NOIRS

Le capitaine Dozert, une espèce de Dirty Harry, son co‐équipier albinos, Cassio et le chef local, Louen, vont enquêter sur la disparition d’un gamin sur cette île de naufrageurs qu’est l’Ile d’Hurlin. Si le roman de Julien Freu commence comme du Gil Jourdan (La Voiture Immergée), le ton change rapidement en arrivant sur cette île hallucinée peuplée d’enfants perdus, de possédés voleurs de feu et autres descendants de naufrageurs.
Lovecraft est aussi convoqué dans ce roman puissant et habité par des forces obscures.

J’ai été tellement saturé, j’en ai tellement fait‐on m’appelait le stakhanoviste du pinceau(…)
Son épouse confiera alors : « J’en avais marre de le voir dans l’atelier »
LES SPECIAL‐POLICE DE MICHEL GOURDON AU FLEUVE NOIR‐ASSOCIATION DES AMIS DE MICHEL GOURDON

Patrick Bernard, spécialiste de Michel Gourdon, viendra nous parler de ce très bel ouvrage consacré à MICHEL GOURDON, l’homme aux « vingt couvertures par mois ». Alors que parait le premier tome d’un diptyque, celui‐ci couvrant la période 1949‐1969, il fallait bien qu’on invite les concepteurs et auteurs de ce fort volume de 268 pages, tiré à 300 exemplaires, qui rassemble les couvertures de Gourdon (reproduites à partir des livres ou des gouaches originales).
Nous aurons donc en studio outre Patrick Bernard, l’éminent Michel Amelin qui a rédigé les chroniques de l’ouvrage qui devrait trouver sa place dans toute bonne bibliothèque.