Bruno Chareyron : Le nucléaire : une énergie vraiment sans danger ?
Dans les débuts de cet ouvrage, il explique souhaiter « témoigner du décalage invraisemblable entre le nucléaire rêvé, présenté comme un indispensable recours pour réussir la transition énergétique, et la réalité que j’ai pu découvrir progressivement sur le terrain ».
Pendant sa formation pour devenir ingénieur en génie énergétique et nucléaire au milieu des années 1980, il est ainsi « formaté » :
- l’uranium naturel est abondant et sans danger ;
- Tchernobyl n’a pas eu d’effet en France ;
- les déchets nucléaires sont recyclés à La Hague et sont réutilisables.
Plus tard, son fils de deux ans est soigné pour une leucémie à côté de celui d’une famille originaire de La Hague. Il décide alors d’enquêter sur la déformation et les mensonges liés au développement de l’énergie nucléaire. En 1993, il est embauché par la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), qui cherche à renforcer l’équipe de son laboratoire d’analyse de la radioactivité. Cette association avait été créée au lendemain de Tchernobyl (1986) pour effectuer des mesures indépendamment de l’État et des industriels.