Dernière émission (10 juin 2026)
The Plague
Film de Charlie Polinger (3 juin 2026)
Film de genre, film d’horreur, film d’ados ? c’est un peu tout cela The Plague, avec l’idée du dépassement de soi dans une société normée, où la compétition et le pouvoir sont des données essentielles de réalisation factice. Le fond du récit est accentué par le Sound Design, l’habillage sonore qui renforce les changements d’impressions, de climat, de perspectives, selon l’évolution de la situation.
Le Virtuose
Film de Daniel Roher (27 mai 2026)
la bande son est vraiment une réussite et plonge le public dans l’univers vécu par le jeune accordeur, les écoutes violentes se superposent aux écoutes étouffées selon sa perception. Cela crée une alternance troublante qui accompagne le malaise ressenti peu à peu par Niki, piégé par ses complices.
Toutes mes sœurs
Film de Massoud Bakhshi (3 juin 2026)
Musiques : Goldshifteh Farahani. Shervin, Barâyé
De 2007 à 2025, Massoud Bakhshi a tourné toutes les étapes de l’éducation et de la prise de conscience de ses deux nièces, depuis la petite enfance jusqu’à l’université. Dix‐huit ans dans la vie de deux sœurs, puis d’une plus jeune sœur, dans leur quotidien et leur quête de liberté.
Seuls les rebelles (6 mai 2026)
Film de Danielle Arbid (24 juin)
Musique originale de Bachar Mar‐Khalifé
« J’ai écrit cette histoire d’amour pour apaiser ma colère et me consoler. Je la raconte pour soulager mon impuissance, celle que suscite en moi l’actualité, les drames du Liban et ceux du monde, ceux des réfugiés, auxquels on assiste sans pouvoir y faire grand‐chose. Tous ces gens qui errent perdus et blessés. Ce climat raciste et odieux qui se met progressivement en place dans nos existences… La montée des extrémismes. »
Bait
Film de Mark Jenkin (3 juin 2026)
Bait est un film à part, un film qui parle d’un travail qui disparaît, d’une société en déliquescence, et, en même temps c’est une réflexion sur le pouvoir du cinéma, ce qu’on peut faire avec des images et des sons. Par exemple, dit‐il, « Qu’est- ce qui va se passer si je fais un saut d’une demi‐heure dans la chronologie. Que se passera‐t‐il si je retarde le son d’une heure en laissant les images au présent ? Il n’existe aucune autre forme d’art capable de donner, au même moment, cette impression de dislocation temporelle et géographique. »
D’Où vient le vent ?
Film de Amel Guellaty (15 juillet 2026)
Deux ami.es d’enfance, Alyssa et Mehdi, rêvent de partir ailleurs, loin de la Tunisie, pour une vie meilleure. Mehdi dessine et Alyssa découvre qu’un concours est organisé à Djerba dont le prix est un séjour en résidence artistique à l’étranger. C’est à 500 kms de Tunis, mais Alyssa c’est la reine de la débrouille, elle « emprunte » à son insu la voiture d’un soupirant et les voilà parti.es. Mehdi hésite, mais Alyssa l’entraîne, elle a toutes les audaces. Road Movie à travers la Tunisie, les classes sociales et les musiques…
Rétrospective de 5 films de Derek Jarman
Sebastiane, Jubilee, La Tempête, The Last of England, War Requiem…
Des films à découvrir ou à revoir, étonnants qui reflètent souvent une créativité particulière des années 1970 en même temps qu’une révolte et un anti conformisme absolu qui prend parfois des allures de prophétie d’un monde en déliquescence… On parle de lui comme d’un grand artiste queer, mais vu les multiformes que prend sa création en général, réalisation, montage, musique, peinture, on se prend à penser à son œuvre comme d’une création universelle : « un metteur en scène du fragment et de l’explosion narrative. » De quoi regretter que son œuvre cinématographique ne soit pas connue d’un large public en France.
Musiques de Brian Eno Sebastian
Disons un soir à dîner
Film de Guiseppe Patroni Griffi (1er juillet)
C’est un autre cinéaste des années 1960‐1970, moins connu que beaucoup d’autres réalisateurs de sa génération, mais tout à fait brillant et acerbe vis‐à‐vis de la société italienne et de ses mœurs de cette époque. De plus, le film est adapté d’une pièce de théâtre et se passe dans le milieu théâtral et intellectuel, l’époque étant aux dialogues se voulant sophistiqués et sexuellement libérés. Ménage à trois ou à plus, pourquoi pas, Sinon quel ennui !
L’amour ? Ben non… c’est dépassé et bourgeois. Pourtant, côté mecs, la jalousie surgit, l’appartenance aussi, de même que l’hypocrisie et le mensonge… « Le film fit face à la censure en raison de son érotisme marqué et de sa nudité explicite, l’intention du réalisateur n’étant pas de scandaliser que de dresser un portrait lucide et désabusé d’un certain milieu bourgeois, amoral et névrosé. »