Dernière émission (13 mars 2026)
Les affaires Quentin Deranque et Djamel Bendjaballah
Nous recevons le journaliste de Blast Thierry Vincent pour évoquer le traitement médiatique des premiers jours qui ont suivi la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon. Nous avons en effet assisté à cette occasion à une véritable déferlante mettant en valeur les récits tronqués du collectif « féministe identitaire » Némésis venu attaquer la conférence de Rima Hassan à l’Institut d’Études Politiques de Lyon.
Nous avons ainsi vu sur la chaîne France Info TV un plateau composé de Marc Eynaud de Valeurs Actuelles et Radio Courtoisie, Florence Rouas intervenante régulière de CNews et Sylvain Boulouque le jour de la conférence de presse du procureur de Lyon. Le « service public de l’audiovisuel » s’était aussi distingué en 2025 par une assez négative évolution.
France Info TV n’avait par exemple rien trouvé de mieux que d’inviter le président d’un syndicat patronal de l’hôtellerie pour aborder le projet américain de transformation de Gaza en station touristique luxueuse. C’est ce même service public qui a suspendu un journaliste suite à un tweet de la députée Caroline Yadan, qui emploie la spécialiste des fake news Alix Bouilhaguet et qui a écarté les experts de Météo France tout en réalisant des reportages enthousiastes sur les températures anormalement chaudes du mois de novembre.
La « directrice de la communication » de France Télévisions Muriel Attal avait d’ailleurs publiquement affiché son amitié pour Caroline Yadan qui propose actuellement une loi à l’Assemblée Nationale visant à interdire toute critique de l’État d’Israël. Nous traitons également avec Thierry Vincent du meurtre de Djamel Bendjaballah à Cappelle‐la‐Grande perpétré par un membre de la « Brigade française patriote ».
La juge d’instruction Julie Audebert refuse pour l’instant de prendre en compte le caractère raciste du meurtre et d’enquêter sur cette « Brigade française patriote » qui compterait 700 membres. Elle déclare en même temps irrecevables les parties civiles d’associations antiracistes.
Ce deux poids deux mesures en matière de traitement médiatico‐judiciaire est selon nous notamment le fruit de l’inadaptation de la législation « antiraciste » française. Les lois du 1er juillet 1972 et du 13 juillet 1990 ne répriment effectivement que l’expression du racisme et surtout du négationnisme vis‐à‐vis de la Shoah.
Celle du 3 février 2003 aggrave « les peines punissant les infractions à caractère raciste » mais le rapport rédigé à son sujet par le député Pierre Lellouche affirme que « la violence antisémite est principalement le fait de jeunes d’origine maghrébine ». Les lois ne prévoient donc selon nous pas grand‐chose concernant les crimes racistes à moins qu’ils ne soient commis par des « jeunes d’origine maghrébine » antisémites.
Thierry Vincent participe enfin au hors‐série « Front commun contre l’extrême droite » paru en février derniers par le biais de plusieurs articles dont certains sont disponibles sur le site blast-info.fr.